[…] n’avait jamais été – jamais si vite – entouré par les singes […]

Dans le cadre du programme de commande d’œuvres pour l’espace public lancé par le Centre national des arts plastiques (Cnap), à l’initiative du ministère de la Culture, et en partenariat avec des collectivités territoriales, l’installation sonore et lumineuse […] n’avait jamais été – jamais si vite – entouré par les singes […] de Viriginie Yassef, création sonore de Charles-Edouard de Surville sera dévoilée à Saint-Brieuc le 17 mars 2023.

En partenariat avec la ville de Saint-Brieuc (Bretagne) et sa galerie Raymond Hains, l’œuvre temporaire et réactivable sera accessible à tous durant deux ans au parc des promenades à Saint-Brieuc.

[…] n’avait jamais été – jamais si vite – entouré par les singes […] s’apparente à un « théâtre de singes » sonore et lumineux ayant pour décor le feuillage d’un grand arbre. Tel un spectacle insoupçonné, à la fois mystérieux et énigmatique, l’œuvre a lieu chaque soir à la tombée de la nuit. Bien que les singes soient invisibles, le passant peut entendre leurs cris et croit même les apercevoir se déplacer de branche en branche. Des rochers l’invite à s’asseoir au pied de l’arbre pour assister à la scène : les cris des singes forment peu à peu un ensemble, un chœur, jusqu’à former un chant émouvant, triste et entraînant à la fois, avant de s’éteindre. Par ce dispositif dans un environnement familier, l’artiste convoque, dans la routine du quotidien, un spectacle hors du commun, perturbant les repères de celles et ceux qui en sont les témoins.

Pour cette création sonore, Charles-Edouard de Surville s’est inspiré des chants naturels des « white handed gibbons » en traitant des enregistrements en forêt associés à des reconstitutions réalisés à partir de synthétiseurs. Afin de pouvoir recréer un passage de musique choral, il était nécessaire de pouvoir contrôler la hauteur des « notes » des chants de singe. Un algorithme a été spécialement conçu pour capture l’enveloppe sonore de chants réels utilisés dans la pièce pour les appliquer à des synthétiseurs analogiques et numériques. La pièce flirte ainsi en permanence avec la sensation de chant et de musique qui se dégage des cris naturels des singes pour se terminer dans son dernier tiers par une évocation de Purcell et de son fameux air du Roi Arthur.

Credits:

Artiste: Virginie Yassef

Création sonore : Charles-Edouard de Surville

Une co-production

Centre national des arts plastiques (Cnap) en partenariat avec la ville de Saint‑Brieuc (Bretagne) et sa galerie Raymond-Hains.